Si bêle le zèbre ut...
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Divaguer
Eh oui, c'est l'évènement de ce début d'année, je poste de nouveau ici. Enfin, ne vous emballez pas trop, disons que j'ai une idée de post et que je la mets là, parce que ça me chagrine de la mettre ailleurs, et voilà. Responsable : sosou, laquelle me refile le délicieux questionnaire des 7 faits aléatoires qui permet de dire absolument tout et n'importe quoi sans que ça n'ait de thème précis et voilà.
1 Quand j'écoute de la musique, je ne suis pas bien persuadée de l'entendre vraiment. Je crois plutôt que je suis surtout plongée dans le moment ou dans l'atmosphère de la première écoute. Du coup, j'essaie de m'auto-fabriquer des trucs : quand je vais bien, je mets un truc que j'entends rarement pour mémoriser l'équation cet album égal happy dans ma tête. Ca ne marche pas terrible. En revanche, ce qui me sert de cerveau a très, très bien compris que les Cranberries et toute la vague nouvelle chanson française et les Corrs et d'autres trucs, c'est lorsque même dire bonjour le matin est un effort incroyable.
2 Hier j'ai imprimé le dossier de candidature pour une année d'assistant en Allemagne, et là, je suis en train de le remplir. Enfin plus exactement, je suis censée rédiger ma lettre de motivation en allemand. Ca me fait très, très bizarre et j'aurai sans doute besoin de nombreux pieds au cul pour ne point baisser les bras, mais ça va me faire du bien (la Germanie, hein, pas le bottage de fesses).
3 Ca y est, je me suis décidée. J'ai affronté mes parents et j'ai regardé bien droit dans mes ambitions musicales (amateures, les ambitions), j'ai sondé mes comptes en banque (mes comptes, haha, c'est la classe), j'ai scruté le terrain et pris des avis, et je vais donc investir dans un hautbois professionnel - principe de plaisir - d'occasion - principe de réalité . Vaïle (ouais, parce que tout le monde dit bicose, alors j'ai décidé de le faire en allemand, na) le biniou sur lequel je joue actuellement entrave ma progression, et c'est ma prof qui le dit. Et aussi pour des tas d'autres trucs, cf ambitions.
4 Oh, regarde, on va pouvoir donner notre sang moi j'ai trop hâte jusqu'à pas longtemps je pouvais pas et tu vois, ça me pesait. Mais là, je me dis ça va aider des gens, ça crée un mouvement, et puis ça sert toujours je suis donneuse universelle c'est la classe, c'est vraiment le truc qui me fait le plus plaisir depuis le début de mois, machine elle m'accompagne et c'est trop bien, tu viens avec nous ? Dans ces moments-là, je suis très, très contente d'être trop légère - eh oui, pour donner son sang, merci de faire plus de cinquante kilos. Et dire Rien à foutre des gens, j'ai la trouille des aiguilles, bon, ben c'est pas top glorieux.
5 Je déteste, mais alors je déteste que mon frère aîné me fasse la morale, d'autant qu'il est doté d'une crédibilité plus qu'émoussée dans bien des domaines (assiduité aux cours, réussite universitaire, contact entre pieds et sol). Domaines chiants et tout ça, et sur lesquels il se permet de jouer les moralisateurs et ça m'agace presque autant que nos tentatives discutons politique. Tiens, pendant que j'y suis dans les trucs qui m'énervent, c'est son côté bouge-toi mais moi je préfère m'accrocher à mon rocher, et puis aussi l'indispensable aspect tout individu mâle s'intéressant à ma soeur ne la vaut pas. Il est assez instructif de constater que tout individu mâle intéressant ma soeur est un con. Boris, si tu m'entends...
6 Quand je ne sais pas quoi écrire sur mon blog, il m'arrive de relire des passages de mes archives. Des vieux trucs qui me font un peu honte, mais dont je finis toujours par me dire que chaque épisode ajouté depuis le premier n'est qu'une longue répétition accompagnée d'un lent déclin. Oui, je suis dans ma semaine merde, je ne sais pas écrire.
7 La Rnac a lancé un magazine gratuit hebdomadaire de qualité (haha), dans lequel Jonathan Coe dit A vingt ans, je croyais que le plus important, c'était la littérature et la musique*. Ah bon, pourquoi, c'est pas vrai ?
* enfin j'imagine qu'il l'a dit sous une plus jolie forme que celle sous laquelle je l'ai retranscrit.
Je transmet ceci à ceux qui ne l'auraient pas encore fait (s'il en reste) et à ceux qui ont déjà oublié que quelqu'un d'autre le leur avait passé.
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Compter
Hum. J'ai mis le temps, mais ça y est, je l'ai fait. Et tant pis si c'est trop tard, na.
Sept choses que j'veux faire avant de mourir :
- obtenir mon prix de hautbois, en amateur, en dix ans, je m'en fous, mais arriver à ce niveau-là.
- vivre en Allemagne, sinon ce sera toujours un regret.
- apprendre à siffler : malgré les efforts désespérés du frangin, ça fait juste ffffffff quand j'essaie.
- faire découvrir un auteur horriblement talentueux que personne n'aurait détecté avant moi
- sourire tous les matins sans me forcer
- me réveiller à côté d'un quelqu'un qui compte
- trouver ma place
Sept choses que je fais bien :
- les nouilles au Cube Or, avec option sans sel si on me perturbe
- le sourire version désarmante, pour me tirer de plein d'embarras
(oulah je reconnais pas le type qui me parle, ah zut j'ai fait choir la
pizza, euh c'était votre pied ?, non j'ai pas teeeellement travaillé
mon partiel, tiens c'est marrant c'est cassé, non cinéma à deux j'crois
ça va pas être possible, etc)
- le Grave (deuxième mouvement) du Concerto de Marcello pour hautbois et orchestre
- les dissertations d'histoire sur : la place des femmes, le féminisme, les sciences et le progrès, la place de l'Eglise.
- mémoriser des tas de trucs
- les calculs de tête
- donner l'impression d'être intelligente et cultivée. (l'impression)
Sept choses que je ne sais pas / que je ne peux pas faire :
- la cuisine, si elle nécessite plus d'un outil et de deux ingrédients (et encore)
- transcrire les choses comme je les vois
- plaire
- me poser du vernis à ongle (ça se barre toujours en cacahuètes. Toujours.)
- me nourrir correctement
- régler mes problèmes. Graves ou superficiels, je reste toujours le
cul collé à ma chaise, en attendant que ça passe. Memento pour l'année
à venir : ça ne passe pas.
- voir un insecte, une araignée, un truc avec plein de pattes ou des zailes sans trembler.
Sept choses qui m'attirent dans le sexe opposé :
- l'intelligence
- le cynisme, même si c'est souvent mauvaise pioche
- le talent
- l'attention au monde, à ce qui se passe autour
- l'indisponibilité
- la multiplicité
- joker.
Sept choses que je dis souvent :
- De quoi ?
- J'en ai rien à foutre
- Putain / merde / bordel de merde / putain de bordel de merde / chier, chier, merde
- Tu vois, quoi
- C'est rien
- Enfin j'crois
- Que Dieu te garde
Sept béguins pour des célébrités :
- Raymond Queneau (écrivain, mort)
- Italo Calvino (idem)
- Edward Norton
- Keira Knightley (hyper original)
- Voltaire (si je veux)
Et il reste deux places pour des célébrités du futur.
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Rédiger
C'était
encore l'automne. Le temps ne semblait s'égrener qu'extrêmement
lentement, grain par grain, seconde par seconde. Chaque instant nous
semblait prendre des heures et l'hiver ne venait pas. Pourtant les
arbres se dépouillaient et les vieillards s'inclinaient, mais nous,
nous paraissions immobiles, enfermés à jamais dans une adolescence qui
ne finirait pas.
Nous, c'était Sébastien, Pierre et moi, la moitié de la population
mineure, condamnés à vivre reclus parce que nos parents préféraient la
campagne et l'isolement. Nous voyions dépérir ceux qui avaient peuplé
notre enfance, les vieilles dames sèches et leurs époux bourrus.
Doucement les maisons se vidaient, les unes après les autres. Les rues
étouffaient de silence, les façades s'effritaient et nous récitions la
liste des disparus, et toi, est-ce que tu te souviens de ceux d'il y a
deux ans ? Ou de l'année d'avant ? Seul le cimetière s'étendait,
brandissant ses croix.
Le village entier vivait dans une atmosphère ouatée semblant empêcher
tout excès. Cette étrange léthargie, cette austérité ambiante ne
s'interrompait qu'une fois la semaine, lorsque les vieillards et nos
parents avec eux se recueillaient à l'église. Pendant ces deux heures
nous étions libres, sans regards depuis la fenêtre pour peser sur nous.
Le ciel nous semblait se dégager un peu et nos poumons mieux s'emplir
d'air. Alors nous parlions à pleine voix, la tête haute et nous
élaborions des projets.
Nous rêvions de partir. Nous aurions construit une barque immense qui
nous aurait emmenés ailleurs, un ailleurs coloré et vivant. Nous
aurions accosté en plein jour, accueillis comme des héros qu'en chemin,
nous serions peut-être devenus. Nous nous serions inventé un passé ou
bien personne ne s'en serait soucié, nous aurions été les enfants de
personne. Cette vie nouvelle nous semblait de jour en jour plus
prometteuse. Nos espoirs se tournaient vers le lac, porteur de toutes
les possibilités, annonçant des merveilles qui dépassaient notre
imagination. Parfois un rayon de lumière, subrepticement, faisait
scintiller l'eau et nous croyions à un présage. C'était un signe de
plus, qui s'ajoutait à l'innombrable collection que nous en faisions,
tous les trois. Nous conservions notre secret bien à l'abri, au creux
de notre solitude.
Puis un soir d'automne, Pierre est tombé malade. Chaque jour son teint
blanchissait un peu plus, et chaque jour nous lui rappelions le projet.
Il fallait guérir puisqu'on partirait pour un ailleurs où l'on ne
serait pas malade.
Ce fut l'hiver. Une croix s'ajouta, et nous ne sommes jamais partis.
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Révéler
Parce que j'ai envie, et puis pas grand chose d'autre à faire, vingt
choses passionnantes sur moi que vous connaissez peut-être, ou pas..
1 - Jusqu'en CM2, les filles, c'étaient rien que des connes, et ça
valait bien mieux d'être un garçon. Ben ouais, sauf que j'étais (et
suis encore) une fille. Pas de bol.
2 - Mon frère, y'a que moi qui ait le droit de le critiquer. Les autres ils respectent, non mais oh.
3 - Je me traîne une étiquette d'intello depuis des siècles, à juste
titre sans doute, et je me permets donc de couvrir de mon mépris
l'ensemble de la population m'ignorant. C'est rien que des cons,
d'abord.
4 - J'ai beau cracher sur ma terminale S, mon prof de maths, les cours
de sciences et compagnie, des fois je me dis que ça me manque un peu,
d'essayer de résoudre des équations et autres joyeusetés.
5 - J'aurai bien aimé faire une prépa L, et la seule raison qui fait
que je n'ai pas tenté, c'est que je me suis sous-estimée et qu'au
dernier moment, j'ai fait demi-tour.
6 - J'suis le genre de nana à m'enticher d'un regard, à espérer, à
m'accrocher, à désespérer et à oublier. Généralement, c'est à ce
stade-là que le damoiseau se manifeste. Juste trop tard, quoi.
7 - J'épure soigneusement mon langage de tout sous-entendu graveleux
pour épargner la sensibilité de mes collègues d'IUT, avec qui je
m'entends très bien sauf que bon, les jeux de mots à bases d'organes
sexuels et compères, elles goûtent peu.
8 - En vrai de vrai, je suis pas du tout une fille positive, enjouée,
souriante, marrante et tout ça. Mais alors, pas du tout. Je suis
cynique, pessimiste et cyclothymique (mais que dans le mauvais sens,
y'a rarement de hauts)
9 - J'aurais aimé être un artiste comme dans la chanson, mais j'ai pas
assez de courage de talent et pas vraiment d'envie, mais je crève qu'on
me dise que je suis musicienne. D'ailleurs, quand on me le dit, devinez
quoi ? (cf révélation 6)
10 - Je me suis tapée je ne sais combien d'années d'appareillage
dentaire parce qu'étant môme, je suçais mon pouce un peu trop souvent,
d'où incisives orientées n'importe comment. Mais j'ai eu de la chance,
l'appareil était invisible : pas de bague, sinon j'aurai pas pu
continuer à jouer du hautbois.
11 - A dix ans, j'étais persuadée d'être un génie.
12 - La chose que je regrette le plus, c'est d'avoir engueulé ma mamie
parce qu'elle avait mis du bic sur la tête de ma poupée (oui, ça date).
J'ai piqué une colère phénoménale et après, je me suis rendue compte
qu'en fait, le truc du bic, c'était de ma faute. Je lui ai jamais dit.
Et si je lui dis maintenant, on va toutes les deux chialer comme des
madeleines.
13 - La fonction lacrymale s'est débloquée chez moi il y a peu. (mais
alors maintenant, j'aime autant vous dire que le truc est lancé)
14 - Ma tête me tient des discours pas possibles à base de t'es conne, de pauvre fille j'aimerai pas être à ta place, de t'aurai mieux fait de fermer ta gueule, de tu vas pas pleurer pour ça ?? et de t'es irrécupérable.
15 - J'suis sûre que j'explose tous les scores au "je mange rien le
midi". Pour rassurer les gens, je dis que je mange plus le soir. C'est
vrai, mais ça fait toujours pas beaucoup.
16 - Prendre quelqu'un dans mes bras, je sais pas faire, surtout si le quelqu'un pleure, et même si c'est une amie.
17 - Je commence à me demander si quelqu'un sera foutu de me plaire et réciproquement.
18 - Je fais 90 de tour de hanches. (intéressant n'est-il pas ?)
19 - Je m'épile que de temps à autre, et souvent quand j'y suis forcée. Et j'en ai rien à foutre.
20 - Avec tout ça, j'ai quasiment rien dit d'important. Waouh.
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Végéter
Vu comme ça, on pourrait croire que j'abandonne mon blog, ce qui n'est pas le cas.
...
Disons que ce n'est pas exactement le cas. J'ai juste plus assez d'idées ou de temps ou d'envies pour écrire dans les deux.
D'autant que je n'ai jamais été foutue de parler des trucs importants
sur mon blog, ce qui fait que je raconte des trucs inintéressants
(d'façon même moi, ce que je dis, ça ne m'intéresse pas, donc), que je
me répète beaucoup et que j'ai l'impression de me forcer à être dans le
léger, enfin pas vraiment léger mais disons superficiel, et que ça
finit par m'emmerder. En fait.
Sauf que je suis trop pudique pour dire ce qui me touche vraiment et
m'étendre là-dessus en utilisant un autre style que celui qui est le
mien, et par exemple j'avais écrit des tas de trucs sur Heidelberg
quand j'y étais, et j'avais songé les mettre là mais en fait je ne peux
pas, parce que c'est trop personnel (trop personnel alors que je cause
d'une ville, je suis vraiment con, tiens).
Donc, le temps que ça se décoince, ben y'aura rien, ou pas grand chose.
(ou sinon je pourrais publier mes épisodes de là-bas, mais comme les
lecteurs sont quasi les mêmes, c'est du foutage de gueule, non ?)
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Glander
La deuxième année d'IUT a un faux air de fac, avec les horaires à la con, les journées en gruyère et les gens qui vous parlent d'avenir. Aujourd'hui, pas cours de la journée et lundi dernier, deux heures seulement. Les cours ont des intitulés étranges, soit des sigles bricolés (GED, MSI, RDI), soit des expressions vagues (Techniques d'enquête, je fais un dut espionnage). Les institutions politiques, des Mérovingiens aux Capétiens ça a l'air assez réjouissant même si je ne vois pas bien à quoi ça pourra nous servir, enfin ce sera toujours plus rigolo que la tranche Les institutions politiques : IIIe, IVe et Ve Républiques.
Pour cause de travaux, on stagne au couvent, un vieux bâtiment en pierre à cour carrée, avec deux pauvres arbres au milieu. Il ne manque plus que les poules. Les WC datent de l'entre-deux guerres : les verrous sont assez lourds et l'autre jour, en refermant derrière moi, je crois bien que la porte s'est fermée à clé. De l'extérieur.
Les bus ne montent pas jusque là-haut alors on marche, on rentre le soir vers la place Jean Jaurès en passant vers le pont de fil qui remue doucement lorsque le temps est venteux, la Loire est à sec et ça a un côté décevant, de se dire que si on se jette de là on ne mourra pas noyé, pas même la différence de température ni rien, mais qu'on se brisera les os sur ces rochers aigus qui nous déchireront la chair, et qu'on crèvera la gueule ouverte sous le coup de la douleur.
Puis on se dépêche un peu dans la rue piétonne, on regarde les vitrines vite fait, on double les mamies et on fait un détour par la Fnac, parce que finalement rien ne presse.
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Raccommoder
Secouée par mémé Stellou, je reprends ici, et, en plus, elle me fournit
un sujet. Sur une idée un peu tordue d'Angel : on chope la cinquième
phrase de son vingt-troisième post, et hop, on touille, on cogite et on
publie.
Problème numéro un : ici, y'a même pas vingt-trois épisodes. Dans celui
d'ailleurs non plus. Seule solution : fouiller dans le Vieux. Le post
numéro 23 est
ici , il
s'appelle fort élégamment "et merde" et Dieu merci, la cinquième phrase
ne me fait pas trop trop honte (contrairement au reste, j'étais jeune,
j'ai écrit bien pire).
Et c'est seulement après être rentrée chez moi que j'me suis dit "merde, j'le reverrais pas et j'ai ni mail ni rien". Phrase
d'une portée philosophique à faire saliver n'importe lequel des
Anciens. Contexte : concert, trompettiste, hormones. Le plus terrible,
c'est qu'elle reste d'actualité, le contexte présent étant examen, pianiste, hormones.
JF en stress cherche musicien. Du fait de cette profonduer exaltante,
il s'avère que c'est une phrase sur laquelle je n'ai pas grand-chose à
dire, et pourtant, dire des choses, c'est mon truc. Je peux causer d'à
peu près n'importe quoi, je ne suis pas difficile, comme tous les gens
qui ne connaissent pas grand chose sur trois fois rien, j'ai un avis
sur tout. En revanche, demander un numéro de téléphone, ça me dépasse,
c'est hors de portée. On constatera cependant toute la retenue du
désespoir qui se maîtrise, il sait se tenir, le désespoir, et qui dit
juste "merde". Il aurait pu dire "putain", mais non, là il reste soft,
on a de la prestance ou on n'en a pas. Il ne s'étale pas sur son lit en
se mordant les poings (ce qui, du reste, ne doit pas être
évident-évident), non non, il se traite de conne (et encore, en privé)
et dit juste "merde".
Les bien-heureuses désignées sont Chloé si elle passe, Lhora si elle ne
l'a pas déjà eu, et puis, bon, si quelques uns/unes sont tentées...
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